AFF MARIGNANE ETAPE 2 !
2ème ETAPE du FUNBOARD CLASSIC TOUR A MARIGNANE/CARRO !



Voir LIVE et résumé sur WINDSURFJOURNAL http://www.windsurfjournal.com/frontblocks/live/live.asp?
LES 2 DERNIERS JOURS DE COURSE !
Samedi c'est c'est encore une journée hyper calme que l'on a à gérer ...Ce n'est que vers 18H45 que le mistral se lève et permet d'envoyer la flotte sur l'eau ...mais avec une levée de mistrral très tardive qui nous mène presque au coucher du soleil!!! Sur la ligne de départ de ma manche de qualification,je me fais déventé et ne part qu'en avant dernière position...mais ce n'est sans compter sur ma motivation et sur la haute performance de mes warp sl d'EXOCET sur lesquelles je peux vraiment compter !!! Sur la flotte de 23 coureurs j'en rattrape un max et notamment grâce aussi à la performance de relance de ces planches après les jibes qui me fait gagner deux, trois coureurs à chaque bouée...Je termine 7ème et je suis qualifié pour la finale gagnante où je termine 7ème dans du vent hyper light...


Je repasse 9ème au classement général et c'est plutôt bien car :
L'an dernier sur la même étape à MARTIGUES, je terminai à la 19ème place ce qui prouve vraiment ma progression dûe évidemment au temps d'entraînement de plus en plus important que je consacre au slalom mais aussi à la performance de mes boards !!! La moyenne d'âge des 10 premiers tournent autour de 24 ans et la majorité d'entre eux ont une pratique exclusivement slalom...ce qui n'est pas forcément mon cas. Evidemment j'ai fait quelques erreurs ( de jeunesse !!!) et il me sera difficile de rattraper ma contre performance de HYERES mais je finis cette étape satisfait et prêt pour le départ à l'ETAPE DE COUPE DU MONDE en AUTRICHE...A priori dans les français présents à l'AFF, seuls Julien QUENTEL ( 5ème ) et Cédric BORDES ( 6ème ) font le déplacement...A SUIVRE...Photo suivante Jean SIOUVILLE

Vendredi c'est une journée hyper calme que l'on a à gérer et coups de téléphone et séance de volley sont au programme...Ce n'est que vers 18H15 que le mistral se lève et permet d'envoyer la flotte sur l'eau un peu précipitamment...Avec monEXOCET XARP SL 78 ET STEALTH NAISH 8,8 AILERON 44, ma manche de qualification se passe très bien ( 6ème ) et je me retrouve en finale gagnante...Le mistral forçit et je décide de prendre ma voile 7,8 avec laquelle je suis vraiment calé...En rejoignant la ligne de départ mon pallan se décroche et ma voile n'est plus qu'un ballon...Une bonne vingtaine de minutes dans l'eau sans trouver la solution me font rater le départ...Je suis hyper déçu et passe à la dixième place au classement général !!!





LES DEUX PREMIERS JOURS ! C’est avec une grande motivation que j’appréhende cette deuxième étape afin de me « refaire » après l’étape de l’Almanarre sur laquelle j’avais commis plusieurs erreurs…mais qui m’avait aussi permis de montrer un potentiel en slalom que je n’avais pu confirmer que sur une seule manche ( 6ème ) ayant fait un OCS sur la seconde !!! Arrivé 3 jours avant la compet, j’ai pu bénéficier de 3 jours d’entraînement slalom et vagues qui m’ont permis de régler mon matos de slalom et de me faire quelques sessions vagues en tribord !!! Voir plus bas...Mercredi matin est consacré aux inscriptions et le vent n’est annoncé que pour mercredi et jeudi alors le staff d’organisation se met en place de suite et lance de suite les poules…Je reçois aussi mon sac d'ailerons DEBOICHET...Trop TOP !!! Je suis vraiment content et m'organise de suite pour le ponçage avec JUSTIN ...


Puis quelques essais sur l'eau avec PIERRE...




12 ou 13 coureurs par poule et 7 qualifiés à chaque fois…La première manche se place plutôt bien dans une vingtaine de nœuds…Je passe les qualifs sans encombre et me retrouve en finale pour terminer à la 8ème place au général sur une cinquantaine de coureurs…Je suis super content car le niveau est énorme ( Les 14 premiers sont au top !!!) et chaque erreur est payée « cash »…Je m’en rend d’ailleurs compte dès la deuxième manche….


Le vent a sacrément forci et le mer s’est formée, ce qui doit d’ailleurs m’avantager mais c’est sans compter sur le carnage aux bouées de jibe qui me fait chuter…et qui me fait terminer à la 8ème place en demi e finale alors que les 7 premiers sont qualifiés !!! Mais même les meilleurs font des erreurs et je me retrouve en finale des perdants et termine 2ème derrière Cédric BORDES !!!



Le comité essaie de lancer une troisième manche mais le vent n’est plus de la partie…Tout le monde sait que les manches vont être comptées…Pour moi ce fut une manche de 8 et une manche de 16 ce qui me situe à la 11ème pace au classement général…Vu le niveau c’est pas trop mal..mais je m’attendais à faire mieux et je croise les doigts pour que demain nous permette de faire la manche discarde !!!


Le clan SOÖRUZ s'organise...avec Antoine QUESTEL ET Ludovic JOSSIN...

Jeudi, RDV est donné à 9H pour le briefing…Ca a soufflé toute la nuit et ce matin le vent tient…mais doit tomber à 13 h !!! 9h40 les poules sont lancées…Le vent est irrégulier mais permet après plusieurs rappels généraux et retours à la plage pour changer de matos de valider la manche…L’objectif est de me qualifiier pour la finale gagnante ..et c’est ce que je fait de justesse en me plaçant à la 7ème place en demie finale ( 7 qualifiés !!!) laissant Pascale TOSELLI derrière moi…En finale je suis hyper motivé mais craint l’OCS…On est tous au taquet et les places au jibe sont comptées…8ème puis 7ème après l’avant dernière bouée c’est à la 6ème place que je termine cette 3ème manche et je suis hyper content !!!




Le comité tente de lancer une 4ème manche mais comme annoncé le vent tombe, tout le monde va manger et c’est sous une chaleur écrasante que nous terminons cette journée…


Philou en profite pour m'organiser un p'tit interview pour windsurfjournal !www.windsurfjournal.com/frontblocks/news/PaperView.asp


Au classement général cette troisième manche me situe dans le TOP 8 et c’est plutôt une belle performance !!! Les 14 premiers étant au top de la discipline…


3 JOURS AVANT LA COMPET...
Dimanche 26 après 11h de route, me voici arrivé sur le spot de CARRO sous une pluie incessante mais un vent oscillant de 25 à 30 nœuds side le matin puis virant side-on l’après-midi et quelques belles vagues…J’étais trop motivé car ça faisait longtemps que je n’avais pas réalisé une belle session de vagues…La luminosité n’était pas top mais j’ai quand même réussi à sortir quelques photos sympas!!!




Jean Bapt est venu superviser la session…


Pour les deux jours suivants, c’est chaque jour une session de vagues à CARRO et une session de slalom à MARIGNANE et enfin du soleil…
Lundi 27, entraînement de vaguelettes à CARRO le matin dans une quinzaine de nœuds ( U SURF II 84 et 5,4 )…
et slalom à MARIGNANE l’après-midi ( Warp sl 56 et 5,8 Aileron DEBOICHET SL4 32) dans une trentaine de nœuds !!! Certains coureurs sont déjà là et j’en profite pour faire quelques tests…J’ai vraiment l’impression de bien glisser même face aux meilleurs !!!




Mardi 28, Slalom le matin dans un vent light d’une douzaine de nœuds ( Warp SL 71 et 7,8 AILERON DEBOICHET SL2 42 ) qui tombe vite et qui me permet d’enchaîner une session de vagues tribord à CARRO !!!




JUSTE AVANT DE DESCENDRE A MARIGNANE...VOIR ANNONCE DANS WINDSURFJOURNAL http://www.windsurfjournal.com/frontblocks/news/pop_up_news.asp?id_news=17097&ID_BB_LANGUAGES=1
PARUTION D'UN ARTICLE SYMPA DANS NORD ECLAIR LUCIE HENNEQUIN > lille@nordeclair.fr http://www.nordeclair.fr/Locales/Lille/2009/04/23/jules-denel-un-lillois-dans-le-vent.shtml
Jules Denel, un Lillois dans le vent... À 19 ans, Jules est déjà champion du monde de planche à voile en «formula».


Jules Denel, un jeune Lillois de 19 ans, est champion de France de planche à voile, et du monde dans une discipline. Portrait de ce jeune homme, qui préfère les vagues aux bancs de l'école.
Mèche blonde devant les yeux, sourire bright et K-way gris métallisé, Jules Denel a tout du parfait surfeur. Et la réalité n'est pas si loin : ce Lillois de 19 ans est champion de planche à voile. Étonnant, pour un Nordiste ? Pas du tout. Né à Lesquin en 1990, c'est à Wissant, près de Boulogne-sur-mer, « un spot bien connu des planchistes », que Jules monte sur une planche pour la première fois. Il a alors 8 ans.
Son père, co-fondateur du Lille Université Club (Luc), lui a fait tout essayer. « Je voulais qu'il s'exprime dans tous les sports pour savoir ce qui lui plaisait », explique Robert Denel. Gym, judo, athlétisme, handball... C'est en tennis que Jules s'épanouit tout d'abord. À tel point qu'au collège Carnot, à Lille, l'adolescent choisit d'entrer en « tennis étude ». Il n'arrête pas la planche pour autant. « On en faisait tous les week-ends avec mon père, dès qu'il y avait du vent, et pendant toutes les vacances », raconte Jules.
À 14 ans, le jeune homme participe même à son premier championnat de France. « Je l'ai complètement raté. Mais j'ai commencé à vraiment aimer la planche, pour son côté imprévisible et le bon esprit des planchistes ». L'ambiance des cours de tennis, comme celle de l'école, pèsent sur le garçon en mal d'air frais. « En 4e, je me suis rendu compte que je ne serais jamais champion de tennis, explique-t-il. J'en ai eu marre et j'ai dit stop. »
« À l'école, je saturais »
À cette époque, Jules fait la connaissance de Bertrand Joye, entraîneur au club de Wimereux. Tout de suite, l'homme sent en lui « des fibres naturelles ». « La planche, avant même de faire des prouesses c'est une façon d'être. Il ne faut pas trop se prendre au sérieux, rester simple » , affirme Bertrand.
Une philosophie qui convient parfaitement au jeune homme. « À l'école, je saturais. Pour moi, tout ce que j'apprenais ne me servait à rien » , se souvient-il. Au lycée, il décide de partir en internat dans une filière « planche à voile » à Wimbreux. De la planche, il en fait désormais 3 à 4 fois par semaine. « Ça correspond au moment où j'ai commencé à gagner », convient Jules, modestement. En 2006, il devient vice-champion de France.
Mais ses potes planchistes et les sorties en mer ne lui suffisent pas. En 2007, Jules annonce à ses parents qu'il veut quitter l'école. Il est alors en 1 ére. « Il fallait que j'arrête. Les cours ne me servaient vraiment à rien. » Ses parents ne sont pas ravis. « Au début, ça nous a fait peur, affirme son père Robert. Mais à un moment, il faut mettre tous les oeufs dans le même panier ! » Va pour la glisse.
Jules fait son année de terminale par correspondance, et est sacré champion de France cadet 2007, puis 2008. À la première étape de la coupe du monde de vague senior, le jeune homme arrive même 29e sur une soixantaine de participants. « Tout de suite, ça m'a donné une visibilité, une bonne image dans le milieu. Comme j'étais parmi les plus jeunes, tout le monde me connaissait », se ravit-il.
Trouver des sponsors
La machine est lancée. C'est loin d'être gagné, même si le garçon possède un avantage certain : il est à la fois champion du monde de « formula » (parcours en planche), et champion de France de « slalom » et de « vagues » (figures). « Je suis un des mecs les plus polyvalents. En plus, j'ai commencé par les vagues, ce qui est rare », dit-il en toute simplicité.
Si les parents sont fiers de lui, pas question de se reposer sur ses lauriers. Car le milieu est très dur. « Dans le monde, seuls une dizaine de planchistes gagnent bien leur vie grâce à ça », explique Bertrand Joye. Sport très peu médiatisé, la planche à voile intéresse peu les sponsors. D'où la nécessité d'être excellent.
Car pour l'instant, Jules vit chez ses parents, qui financent ses déplacements et ses équipements... Derrière l'aspect jouissif et libre du sport, il commence à ressentir la pression d'en faire son métier : « En 2009, je dois faire au moins aussi bien que l'année dernière, sinon mieux. J'ai la chance énorme de ne pas avoir été obligé de rentrer dans le système. Maintenant, je dois assurer derrière. » Il faudra attendre la fin de la saison, qui a commencé en mars, pour suivre les prouesses du jeune Lillois. Décidément, il semblerait que le caractère simple, modeste et optimiste des gens du Nord s'adapte fort bien à la planche.
